Prier le chapelet : questions pratiques
Un chapelet de cinq dizaines prend généralement quinze à vingt minutes et comprend cinquante-trois Je vous salue Marie. Ces questions abordent les grains, leur entretien et leur bénédiction, ainsi que la prière sans chapelet à portée de main.
Sur cette page
Combien de temps dure le chapelet ?
Un chapelet de cinq dizaines dure souvent quinze à vingt minutes. Le rythme, les pauses pour lire l'Écriture et les besoins du groupe peuvent le rendre plus court ou plus long. Lire un passage avant chaque dizaine prend davantage de temps que réciter seul les paroles familières.
Qu'est-ce qu'une dizaine ?
Une dizaine comprend un Notre Père, dix Je vous salue Marie et un Gloire au Père, priés en contemplant un mystère de la vie de Jésus et de Marie. Beaucoup de catholiques ajoutent la prière de Fatima après le Gloire au Père. Cinq dizaines forment le chapelet habituel de cinq mystères.
Combien y a-t-il de Je vous salue Marie ?
Le chapelet habituel de cinq dizaines comprend cinquante-trois Je vous salue Marie : trois au début, puis dix dans chaque dizaine. Les trois premiers sont traditionnellement offerts pour grandir dans la foi, l'espérance et la charité. Les cinquante autres accompagnent les cinq mystères.
Pourquoi cinquante-neuf grains ?
Un chapelet courant de cinq dizaines possède cinquante-neuf grains : cinquante-trois petits grains pour les Je vous salue Marie et six gros grains pour les Notre Père. Un gros grain appartient aux prières du début ; les cinq autres ouvrent les dizaines. Le crucifix et la médaille centrale ne sont pas comptés comme des grains.
Il existe aussi des bagues, des bracelets et des chapelets d'une seule dizaine. Ils aident à suivre les prières. Une seule dizaine de grains est parcourue cinq fois pour prier cinq mystères, avec les mêmes prières initiales et finales qu'un chapelet complet.
Comment tenir les grains ?
Nous tenons le crucifix au début, puis avançons de grain en grain. Sur les gros grains, nous prions le Notre Père ; sur les petits, le Je vous salue Marie. Après les dix Je vous salue Marie, nous prions le Gloire au Père avant le mystère suivant.
Aucune main ni prise particulière n’est imposée. Laissez les grains reposer dans la main qui vous convient et faites-les avancer sans que ce mouvement vous distraie. Si une douleur, une mobilité réduite ou une difficulté à voir empêche de suivre les grains, une autre personne peut conduire la prière. Le texte écrit aide aussi à suivre la suite des prières.
Suivez le guide du chapelet pas à pas pour voir quelle prière correspond à chaque grain.
Peut-on prier sans chapelet ?
Oui. Les grains aident à compter les prières ; le rosaire unit les paroles à la contemplation. Nous pouvons compter sur les doigts, suivre un guide imprimé, prier avec une personne qui conduit ou suivre un enregistrement des prières.
Peut-on porter un chapelet ?
Le chapelet mérite le respect dû à un objet sacré. Le porter comme expression de foi ou pour l'avoir à portée de main pour prier n'a pas le même sens que l'utiliser seulement comme bijou. La coutume de la communauté et le motif pour lequel on le porte éclairent ce choix.
Un prêtre peut répondre aux questions à ce sujet. Le canon 1171 demande le respect des objets sacrés, et le Catéchisme met en garde contre la superstition. Porter un chapelet ne garantit aucune protection automatique. Si le porter gêne son utilisation pour prier, une poche ou un petit étui peut être plus pratique.
Le chapelet doit-il être béni ?
On peut prier avec un chapelet non béni. Un prêtre ou un diacre peut le bénir, en rendant grâce à Dieu et en demandant son aide pour ceux qui l'utilisent dans la prière. Le Catéchisme situe les bénédictions parmi les sacramentaux, signes qui nous préparent à recevoir la grâce et à y coopérer.
Une dizaine suffit-elle ?
Une dizaine est une véritable prière. Prier une dizaine permet de méditer un mystère et peut être un bon début lorsque cinq dizaines ne sont pas possibles. Le chapelet habituel permet de contempler une série complète de mystères. Une seule dizaine permet de s’attarder sur l’un d’eux, pendant une courte pause ou auprès d'une personne malade.